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          Je m'appelle Philippine, je suis élève au Cours Clapeyron, j'ai 18ans et je suis partie 3 mois au Kenya au pied du Kilimanjaro pour aider une communauté Masaï.

          J'ai eu l'opportunité de partir avec une association qui effectue des voyages utiles partout dans le monde.

       A l'âge de 18ans, quitter pour la première fois ses proches pour aller dans un pays qui m’était encore inconnu peut paraître effrayant, mais bien au contraire en montant dans l'avion je pensais à une seule chose : être avec les Masaï et leur apporter tout ce que je pouvais. Arrivés à Nairobi, après un vol de 7h30 il nous restait encore 4heures de route pour atteindre le point final le village d'Osotua. A mon arrivée la-bas, toute la communauté s’était réunie pour nous pour nous souhaiter la bienvenue mais à leur façon et c'est à ce moment précis que je suis tombée amoureuse de cette tribu.

 

          Les femmes à gauche et les hommes à droite, ils formaient un arc de cercle. Ce sont  les femmes qui ont commencé à chanter puis les hommes ont suivi mais d'une autre façon. 

          Quand la cérémonie d’accueil a pris fin, ils nous ont regardés tous avec curiosité mais toujours avec le sourire et c'est je pense le plus beau jour de ma vie. Ce sont des sourires vrais, simples.. ils sont communicatifs. Puis, nous rencontrons Monicah l'institutrice de l'école dans laquelle je vais donner mon aide, elle nous montre notre habitat, nous présente aux chefs et nous explique comment ils fonctionnent ici.

          Dès le lundi je pars à l'école qui se situe à 15min du camp, cette école a été créée spécialement pour les enfants de la communauté qui ont entre 3 et 7 ans et ils sont environ 80 élèves. Il y a une classe pour les 3-4ans dont Monicah s'occupe et une pour les 4-7ans prise en charge par  Yunisse . A peine la porte d'entrée passée, je vis une foule se ruer vers nous pour nous saluer, d'un coté certains étaient effrayés car ils n'avaient pas l' habitude de voir des blancs mais les plus curieux venaient sans se poser de questions et nous prenaient les mains en criant « Hello, How are you ? » avec leur plus beau sourire. 

          Les cours débutent tous les jours à 9h00, ils ont une pause de 11h à 12h, et les cours prennent fin à 13h. Il n'y a pas de cours l’après-midi car l’école ne possède pas l'eau courante et par manque de moyen ils ne peuvent nourrir 80 élèves à l'heure du déjeuner. 

          A partir du mardi Monicah me nomma maîtresse et à partir de ce jour je suis devenue l'institutrice de ces 36 élèves.

           Mon job était donc de leur apprendre les bases de l'anglais puisque après le Swahili qui est la langue nationale c'est l'anglais qui est le plus parlé. A chaque début de cours les enfants récitent le cours de la veille, ensuite pendant que j'écris le cours du  jour les enfants chantent des comptines que leur institutrice leur a appris. Quand les exercices du jour sont sur le tableau,  je dois leur faire réciter pour qu'ils comprennent les exercices et c'est à leur tour de les effectuer sur leur cahier.

          Les après-midi se résument en général à aider les femmes Masaï au confectionnement de leurs bijoux faits de perles qu'elles vendent par la suite aux touristes sur les marchés ou dans le lodge situé à 30min à pied ou encore à jouer avec les enfants qui vivent prés du camp.

          Ce témoignage est important pour moi car je souhaite faire partager cette magnifique expérience et faire comprendre aux jeunes l'importance de l'engagement humanitaire.

              J'ai décidé de repartir prochainement mais cette fois pour six mois.